#Nobra : A bas les soutiens-gorges !

Je suis allée faire les courses sans soutien-gorge, vous vous rendez compte ?  » Louise, une jeune toulousaine, a adopté le #nobra durant le confinement, une grande étape pour elle qui était habituée à porter ce sous-vêtement tous les jours.  «J’ai toujours porté des soutiens-gorges, c’est une façon de garder mon intimité et surtout de ne pas être regardée dans la rue. Le mouvement « No-Bra » initié aux Etats-Unis dans les années 60 est devenu viral sur les réseaux sociaux depuis quelques mois avec les hashtags #nobra ou #nobrachallenge, ils incitent les femmes à changer leurs habitudes et à ne plus en porter.

#Libre de choisir

Ce mouvement reflète aussi une émancipation des femmes à travers des diktats prônés par la société actuelle. Beaucoup de femmes voient en cette pratique un moyen de s’affirmer, un moyen d’acceptation de son corps, et un acte militant contre l’hypersexualisation de leur poitrine. « Je trouve ce mouvement super, car au fond de nous, on a peur d’être vus dès que l’on ne porte pas de soutien-gorge affirme Laurie, une toulousaine de 25 ans. Avant d’ajouter : Ce sont des années de pression sociale et psychologique, au point où on a du mal à s’en dissocier. Pour celle-ci c’est une manière de s’affranchir et de s’affirmer face à une société qui dicte nos faits et gestes. « Ça m’a aidé à m’imposer en tant que femme, d’être celle que je veux être, avec ou sans soutien-gorge » . Donc pour Laurie, en porter un est propre à chaque femme, bien au-delà de la mode. Alors mesdames, vous êtes plutôt #bra ou #nobra ? Ne serait-ce pas le moment de jeter tout ce qui nous compresse la poitrine  ?