Les végétariens sauveront-ils la planète ?

///Chronique 3: Le régime végétarien///

60 000 000 000. C’est le nombre hallucinant d’animaux terrestres tués chaque année pour combler notre appétit. A cela, s’ajoutent les quelques 1000 milliards d’animaux marins annuellement péchés par les filets des chalutiers pour finir tout droit dans nos assiettes. Le bilan est d’autant plus alarmant quand on sait que la superficie actuellement utilisée par les pâturages -servant essentiellement à nourrir le bétail- équivaut à la taille de l’Afrique, soit plus de 33 000 000 de km2.

Si à l’origine la viande représentait un élément vital pour la bonne survie de l’Homme, la chair animale est devenue au fil du temps un signe ostentatoire de richesse et de luxe (ce n’est pas Ribéry et son entrecôte dorée à 1200€ qui contredirait l’information). L’addition carnivore outrepasse bien largement celle végétale… C’est pourquoi, on observe aujourd’hui un léger regain de la tendance végétarienne -celle bannissant viandes et poissons- dans l’espoir, pour l’instant utopique- de sauver la planète. En effet, si 3% de la population française se déclare végétarienne -bien loin des 30% de l’Inde-, peu sont prêts à abandonner la cuisine du terroir où l’animal rôti/mijoté/braisé/confit trône au milieu de la table.

Pourtant, les bienfaits du régime végétarien sont nombreux. Si la totalité des humains décidaient de passer au vert, de nettes améliorations, tant sur le plan médical (le taux de mortalité baisserait considérablement) que sur celui écologique (les emissions de gaz à effet de serre chuteraient de 60%) seraient relevées. L’eau potable ne serait sûrement plus un problème (15 000L sont nécessaires pour obtenir 1kg de steak de boeuf contre 900L pour 1kg de soja) et les animaux repeupleraient notre planète en masse.

En revanche, bon nombre d’économistes préviennent : le taux de chômage suivant un tel virage alimentaire serait sans précédant. L’agriculture est un secteur qui englobe à lui seul plus d’1 milliard d’emplois (directs et indirects). Si les agriculteurs seraient accompagnés dans leur reconversion professionnelle dans les pays les plus développés qu’adviendraient-ils des plus vulnérables de nos fermiers qui exercent en zones peu avancées?

Exception faite d’un décret gouvernemental, il est pour le moment difficile d’engager un arrêt immédiat et brutal de notre consommation bestial. Pour autant, diminuer et changer petit à petit ses habitudes est possible. La cuisine végétarienne -pas aussi restrictive que celle vegan- comporte oeufs, laitages et fromages. Les combinaisons sont donc multiples pour imaginer de nouvelles recettes aussi gustatives que respectueuses de notre environnement (et de nos porte-monnaies), et seraient un premier pas non-négligeable pour aider notre planète. A terme, la faim dans le monde pourrait donc ne plus être…

Voici donc une recette de muffins salés feta – épinard qui se glisseront parfaitement sur la table de l’apéritif -où conviendront pour une entrée originale- et en étonneront plus d’uns!

Tous les vendredi, Victoria évoque sur SENS sa vision de la cuisine. Entre observations personnelles et partage de recettes, c’est tout l’univers du goût qui est sollicité.

Recette des muffins salés: 

Muffins salés épinard-féta