Episode 4 : Gong de fin

Pour ce dernier papier, je serai brève. La date du 11 mai 2020 est dans tous les esprits. Certains la confondent avec la liberté ou l’espoir, pour d’autres elle ne représente que des craintes et des doutes. Elle est en tout cas l’objectif commun à atteindre. Mais à Toulouse, il semblerait que celui-ci le soit déjà. Du moins dans mon quartier. Tout le monde est de sortie ! A tel point qu’il faille changer de trottoir pour ne pas croiser de trop près les gens. Je ne sais plus quoi penser. Il fait beau, chaud, l’été commence à pointer le bout de son nez, les gens ont besoin de sortir. Mais chaque soir, le décompte morbide présenté par le directeur général de la Santé est pourtant bien réel. Ce coronavirus est en train d’écrire l’histoire de l’humanité, depuis six mois déjà et pour longtemps encore. Et nous, on tente de la suivre. Plus difficile à faire quand on l’a toujours écrite. Alors j’observe, pour essayer de comprendre. Mais huit semaines plus tard, les faits se répètent et les jours n’ont plus de noms. 

Il est temps de considérer dans sa globalité le monde dans lequel on vit, l’opportunité qui se présente à nous, les efforts qui nous restent à fournir et surtout, considérer le fait que chacune de nos actions a un impact. 

Dans l’idée qu’une réflexion générale s’impose, les mots de Blaise Pascal n’ont jamais autant été porteur de sens : « Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre« . 

C’est la dernière réflexion portée par le journal d’une confinée. A nous d’écrire la suite et de penser la société dans laquelle nous voulons vivre.

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